La Frauenschaft à Wisches en 1942
A Wisches en 1942, les femmes devaient se rendre le soir au domicile de l'instituteur allemand nommé par le IIIe Reich. Mme Friedlin, son épouse, les accueillait afin de tricoter des gants, des cache-nez, des chaussettes, des pulls… pour les soldats de la Wehrmacht. Cela s'appelait la "Frauenschaft".
Les femmes enceintes étaient dispensées de cette obligation, ce qui explique peut-être le nombre important de femmes enceintes dans les années 42-43.
A noter que le couple Friedlin était au demeurant fort sympathique. L'administration allemande avait réquisitionné la grande maison de la famille Frémiot pour y installer le couple Friedling.
Jean Frémiot, propriétaire de scieries à Wisches, réfractaire à la conscription allemande en 1914 a dû quitté son domicile avec sa famille parce qu'il était condamné à mort par les Allemands et faisait partie de "gens à fusiller".
En 1914, il a rejoint l'Angleterre pour échapper à la conscription et s'est engagé dans la Légion Etrangère sous un faux nom (en effet devant la loi, il était Allemand et ne pouvait pas intégrer les armées régulières).
C'est pour toutes ces raisons que la famille Frémiot s'est retrouvée à Vichy, en zone libre, et c'est là que sa fille Marie Odile pris comme époux Georges Alart, un Catalan, militaire en garnison à Vichy.